Non à l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme

Suite au vote par le Parlement européen le 1er juin 2017 d’une résolution faisant référence à la définition de l’antisémitisme par l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) – ambiguë quant à son attitude vis-à-vis du gouvernement israélien – voici le texte signé par un certain nombre d’auteurs, historiens, philosophes, sociologues, psychanalystes, qui ont travaillé sur l’antisémitisme.

A propos d’un vote du Parlement européen :
non à l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme

Le 1er juin 2017, le Parlement européen a adopté une résolution sur une cause essentielle et qui mérite un traitement sérieux : la lutte contre l’antisémitisme. Or, cette résolution, qui reprend l’une des deux propositions déposées, celle des groupes conservateurs (PPE), libéraux (ALDE) et socialistes (S&D), pose de sérieux problèmes. Elle s’appuie, en effet, sur la définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), dont le grave défaut est de s’écarter de son objet en multipliant les références à l’Etat d’Israël.

Ce n’est pas à un parlement de définir des notions qui font l’objet d’un vaste débat historiographique et de centaines de travaux critiques. Et le texte de l’IHRA est loin d’être une référence indiscutable. Il affirme d’emblée que « Les manifestations de l’antisémitisme peuvent inclure le ciblage de l’Etat d’Israël » et mentionne à neuf reprises cet Etat ; même si ses auteurs se voient contraint d’ajouter : « Cependant, une critique d’Israël similaire à celle menée contre n’importe quel autre pays ne peut être vue comme antisémite ». Quand il donne ensuite des « exemples contemporains d’antisémitisme dans la vie publique, les médias, l’école, le monde du travail ou la sphère religieuse », il met sur le même plan quatre exemples de propos haineux, stéréotypés, fantasmés ou négationnistes relevant incontestablement de l’antisémitisme, et sept autres portant sur l’Etat d’Israël, sa « politique actuelle » et ses « actions ».

C’est cette définition de l’antisémitisme par l’IHRA que la résolution votée par le Parlement européen invite les États membres, les institutions et agences de l’Union à adopter et à appliquer. Or, si l’on peut considérer qu’il existe dans certaines attaques formulées contre Israël des dérives antisémites, les critiques de la politique des gouvernements israéliens ne peuvent en aucun cas être assimilées à de l’antisémitisme sans nuire tout à la fois au combat contre l’antisémitisme et contre le racisme, et à la liberté d’opinion nécessaire au fonctionnement de nos démocraties

C’est ce qu’ont exprimé au Parlement européen les députés de gauche et écologistes (GUE/NGL et Verts/ALE) qui refusent cette instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme et souhaitent inscrire celle-ci dans le combat, essentiel et universel, contre toutes les formes de racisme et de discriminations.

Oui, on peut lutter contre l’antisémitisme et défendre les droits des Palestiniens. Oui, on peut lutter contre l’antisémitisme tout en condamnant la politique de colonisation du gouvernement israélien.

La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations ne se divise pas.

Bertrand Badie, Etienne Balibar, Fethi Benslama, Sophie Bessis, Rony Brauman, Alice Cherki, Suzanne Citron, Sonia Dayan-Herzbrun, Michel Dreyfus, Ivar Ekeland, Jeanne Favret-Saada, Marcel-Francis Kahn, Catherine Lévy, Gilles Manceron, Gustave Massiah, Elise Marienstras, Fabienne Messica, Edgar Morin, Véronique Nahoum-Grappe, Emmanuel Naquet, Jacques Rancière, Bernard Ravenel, Carole Reynaud Paligot, Michel Rotfus, Denis Sieffert, Elisabeth Roudinesco, Shlomo Sand, Enzo Traverso, Michel Tubiana, Dominique Vidal.


Cette prise de position a été publiée par Libération le 4 juillet 2017 Tribune, par l’Humanité le 5 juillet 2017 Texte collectif, par Politis le 5 juillet 2017 Article collectif ouvert,  par Médiapart le 7 juillet 2017 Les invités de Médiapart

Par ailleurs nous joignons ci-après, à cette prise de position les textes références sur le vote au Parlement européen du 1 juin 2017. Continuer la lecture de Non à l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme 

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Reconnaître l’Etat palestinien : pierre angulaire de la paix

Au lendemain de l’élection présidentielle, le collectif « Trop, c’est trop ! » organise une réunion, à Paris, le jeudi 11 mai, pour demander au nouveau président de la République la reconnaissance rapide de l’Etat de Palestine et débattre des pressions nécessaires sur Israël.

Reconnaître l’Etat palestinien
pierre angulaire de la paix

19h30 – Ouverture par les organisateurs : Gilles Manceron, historien, au nom du collectif « Trop, c’est trop ! » ; Fabienne Messica, sociologue, au nom de la Ligue des droits de l’Homme ; Edgar Morin.

20h – Pour la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien.

Table ronde animée par Dominique Vidal, journaliste au Monde diplomatique. Avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités ; Elias Sanbar, ambassadeur de Palestine à l’UNESCO ; Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques ; Yves Aubin de la Mésuzière, ambassadeur de France.

21h – Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne), sénatrice du Val-de-Marne, EELV ; Habiba Bigdade, maire adjointe de Nanterre, membre de « Socialistes pour la Paix »Débat.

21h30 – Quelles pressions sur Israël ? la suspension de l’accord d’association UE/Israël et autres pressions.

Table ronde animée par René Backmann, journaliste à Mediapart. Avec Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public et sciences politiques à l’université Paris Diderot ; Véronique De Keyser, ancienne député européenne, vice-présidente de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (CECP) ; Hala Abou-Hassira, première conseillère à l’ambassade de Palestine en France.

22h30 – Pascal Durand, député au Parlement européen, écologiste ; Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, Gauche unitaire européenne. Débat.

23h15 – Conclusion par les organisateurs : Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, EHESS, et Bernard Ravenel, historien, président d’honneur de l’Association France Palestine solidarité, au nom du collectif « Trop, c’est trop ! ».

*

inscription obligatoire par l’envoi d’un message avec nom et prénom à trop-cest-trop@laposte.net 

(les inscrits recevront une invitation avec l’adresse de la réunion)

Signer et faire connaître la pétition occupationpasdaccord.eu

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Pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël

 Les déclarations courageuses du représentant de l’association de défense des droits de l’homme israélienne B’Tselem au conseil de sécurité des Nations unies (cliquer sur l’image pour voir la vidéo et la traduction du discours en français)
Déclaration aux Nations Unies
et son article dans le quotidien Haaretz (Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation) expliquant pourquoi il appelait la communauté internationale à agir, ont suscité une nouvelle prise de position de « Trop, c’est trop ! » appelant à la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Pour signer la pétition cliquer ici : suspension de l’accord d’association

Les colonies israéliennes s’étendent en Cisjordanie

Les implantations de nouvelles colonies ne cessent de se multiplier dans les territoires palestiniens de Cisjordanie occupée. En juin 2016, le gouvernement de M. Netanyahou a permis la construction de 560 nouveaux logements pour les colons de Ma’ale Adoumim et 840 autres à Jérusalem-Est.  Il a poursuivi le Plan E1 visant à former une continuité territoriale entre Jérusalem-Est et cette colonie de Ma’ale Adumim pour couper en deux la Cisjordanie. Le projet d’Israël de construire 98 habitations dans la colonie de Shilo en Cisjordanie, ainsi que l’accélération durant l’année 2016 des destructions de maisons palestiniennes, ont été dénoncés au Conseil de sécurité des Nations-Unies, le 19 octobre 2016. Environ six cent mille colons israéliens vivent aujourd’hui dans ces territoires. Les implantations incessantes de colonies, au nom de l’argument théologique intégriste selon lequel ces terres auraient « été données par Dieu à Israël », constituent une violation flagrante de la quatrième Convention de Genève selon laquelle une puissance occupante ne peut transférer dans un territoire occupé une partie de sa population.

Le lobby des colonies au parlement israélien, la Knesset, réclame « une loi d’annexion de la Judée et de la Samarie », c’est-à-dire de la Cisjordanie occupée en 1967. Le ministre israélien de l’Éducation, Naftali Bennett, demande celle de la « zone C », soit 60% de ce territoire. Même si le gouvernement Netanyahou feint de refuser une telle violation flagrante du droit international, il ne cesse de la préparer méthodiquement. La poursuite de la colonisation, qui compromet l’existence d’un État palestinien indispensable au retour de la paix dans la région, éloigne la reconnaissance par ses voisins de l’État d’Israël dans ses frontières de 1967, et, par conséquent, met aussi en danger sa survie.

Les représentants de l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme B’Tselem et du mouvement La Paix maintenant qui ont témoigné devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, le 14 octobre 2016, des conséquences de l’occupation et de l’extension ininterrompue des colonies, sont accusés en Israël de trahison et sont l’objet d’une campagne de haine sans précédent. Des responsables politiques demandent qu’ils soient déchus de leur nationalité. Déjà, le 12 juillet 2016, la Knesset a adopté une loi renforçant les contrôles auxquels sont soumis B’Tselem et vingt-six autres mouvements en Israël dénonçant la colonisation. Les interventions de l’ONG Breaking the Silence dans les écoles et les casernes ont été interdites. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, semblant juger favorable le moment où le président des États-Unis arrive à la fin de son mandat, menace d’une nouvelle guerre contre les institutions de la bande de Gaza qui « sera la dernière confrontation car nous les détruirons totalement ».

La seule manière d’obliger Israël à se conformer au droit international, d’imposer le respect des droits des Palestiniens, et de soutenir efficacement les courageux dissidents israéliens, est d’exercer des pressions internationales.

Suspension de l’accord d’association UE/Israël !

« Trop, c’est trop ! », conjointement avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et avec le soutien de la Plateforme des ONG pour la Palestine, lance une campagne pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Cet accord s’est traduit récemment par des programmes de recherche dans le domaine militaire au profit d’Israël. Or il stipule que « toutes [ses] dispositions […] se fondent sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques » (article 2), et que sa suspension est possible « si une partie considère que l’autre ne satisfait pas à une obligation découlant du présent accord » (article 79). En s’en tenant strictement au droit international, l’Union européenne doit donc, par sa suspension, se conformer aux règles qu’elle a elle-même fixées et qu’elle a appliquées en d’autres circonstances.

Contre l’extension de la colonisation qui compromet chaque jour davantage l’établissement d’une paix juste entre un État d’Israël renonçant aux conquêtes de 1967 et un État palestinien, l’Europe doit avoir le courage de réagir.

Premiers signataires : Tewfik Allal, porte parole du Manifeste des Libertés ; Maryse Artiguelong, vice-présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Gérard Aschiéri, enseignant et responsible syndical ; Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie Université Paris-Ouest ; Françoise Basch, professeure émérite Université Paris Diderot ; Sophie Bessis, historienne et essayiste ; Rony Brauman, médecin et politiste ; Anne Brunswic, journaliste et écrivaine ; Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public et sciences politiques Université Paris Diderot ; Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste ; Dimitris Christopoulos, président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Suzanne Citron, historienne et écrivain ; Yves Cohen, historien EHESS ; Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne professeure émérite Université Paris Diderot ; Michel Dreyfus, historien directeur de recherche au CNRS ; Ivar Ekeland, mathématicien et économiste ; François Gèze, éditeur ; Mohammed Harbi, historien professeur émérite Université Paris 8-Saint-Denis ; Christiane Hessel, présidente d’honneur de l’association palestinienne de La Voix de l’enfant ; Alain Joxe, directeur d’études EHESS ; Philippe Kalfayan, juriste en droit international et droit comparé ; Daniel Kupferstein, documentariste ; Abdellatif Laabi, écrivain ; Pascal Lederer, directeur de recherche émérite CNRS ; Catherine Lévy, sociologue CNRS ; Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien professeur émérite Université de Nice ; Daniel Lindenberg, essayiste et historien ; Vincent Lowy, professeur Université de Lorraine, directeur de l’Institut européen de cinéma & d’audiovisuel ; Gérard Maarek, urbaniste retraité ; Gilles Manceron, historien ; Elise Marienstras, professeur émérite de l’histoire des États-Unis Université Paris Diderot ; Sophie Mazas, avocate ; Fabienne Messica, sociologue ; Gilbert Meynier, historien professeur émérite Université Nancy II ; Laurent Mucchielli, sociologue directeur de recherche CNRS ; François Nadiras, militant LDH-Toulon ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Emmanuel Naquet, professeur et historien ; Michelle Perrot, historienne ; Bernard Ravenel, historien ; Vincent Rebérioux, délégué LDH Proche-Orient ; Michèle Riot-Sarcey, professeur émérite histoire contemporaine et histoire du genre Université Paris 8-Saint-Denis ; Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste ; Abraham Ségal, documentariste ; Bernard Stiegler, philosophe ; Jacques Testart, biologiste ; Michel Tubiana, président de EuroMed Droits ; Sylviane de Wangen, revue Confluences Méditerranée ; Bernard Wolfer, président du Cercle Condorcet de Paris.

Continuer la lecture de Pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël 

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La campagne est lancée

« Trop, c’est trop ! » a participé le 16 novembre à Paris, à l’Assemblée nationale,  au lancement d’une campagne européenne pour atteindre cet objectif, lors d’une conférence de presse avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, et le soutien de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine.

Sont intervenus notamment :

  • Taoufiq Tahani, président de l’Association France Palestine Solidarité, pour le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens,
  • Gilles Manceron, historien, Ligue des droits de l’homme, pour le Collectif « Trop, c’est trop ! »,
  • Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public et spécialiste de droit international,
  • Alain Bosc, Cimade, pour la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine.

Etaient présents :

  • Kheira Bouziane-Laroussi, députée de Côte d’Or (Parti socialiste),
  • Noël Mamère, député écologiste de Gironde,
  • Marie-Christine Vergiat, députée européenne (Gauche unitaire européenne).

Des messages de soutiens d’autres parlementaires ont été reçus (notamment de Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger, Mouvement commun ; Marie-George Buffet, députée communiste ; Laurence Cohen, sénatrice, Parti communiste ; Yves Daniel, député de Loire-Atlantique, Parti socialiste ; Karima Delli, députée européenne EELV ; Marc Dolez, député du Nord, Front de gauche ; Patrick Durand, député européen, écologiste).

Cette campagne bénéficie du soutien de nombreux autres parlementaires nationaux et européens, et, pour lui donner un écho à l’échelle de l’Europe, de l’appui de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (CECP).

Un dossier de presse [lien] explique le contenu de cet accord et les raisons qui amènent à en demander la suspension, il rappelle aussi une déclaration de Manuel Valls proposant d’« amener les parlements et les gouvernements à suspendre l’Accord d’association Union européenne-Israël ».

Un témoignage envoyé, à l’issue d’une mission culturelle et universitaire en Palestine, par Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien, professeur émérite de l’Université de Nice, a été lu par la jeune maire adjointe de Nanterre, Habiba Bigdade. [lien]

Pour signer la pétition et apporter votre soutien à nos initiatives, cliquez sur ce lien occupationpasdaccord.eu

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« Trop, c’est trop ! » soutient le film documentaire « This is my land » de Tamara Erde

 This is my land

« This is My Land » observe la manière dont on enseigne l’histoire dans les écoles, à travers six écoles publiques ou religieuses d’Israël et de Palestine. Portraits d’enseignants, enthousiastes ou révoltés, rencontres avec des enfants désenchantés, le film révèle les murs que l’on dresse dans la tête des jeunes générations.

La jeune réalisatrice vit en France mais a grandi en Israël où elle a effectué le service militaire qui lui a fait découvrir une réalité tout autre que celle qui lui avait été enseignée pendant sa scolarité. Elle a décidé pour ce film de retourner en Israël voir comment les programmes scolaires officiels traitent de l’histoire contemporaine et du conflit.

« Étant née et ayant grandi en Israël, j’ai reçu une éducation israélienne. Ce n’est qu’au cours de mon service militaire, durant la deuxième intifada, en 2002, que j’ai pu voir de près les procédures opérationnelles adoptées par l’armée israélienne à l’encontre des Palestiniens. J’ai alors commencé à douter, à remettre en question ce que j’avais appris jusqu’alors. Enfin, bien des années plus tard, j’ai compris à quel point l’enseignement de l’histoire de mon pays était partial et sélectif. » (Tamara Erde)

Ce film fait écho au livre Histoire de l’Autre (en anglais, Learning Each Other’s Historical Narrative) paru en 2002 simultanément en Israël et dans les Territoires palestiniens, à l’initiative de l’association Prime (Peace Research in the Middle East), co-dirigé par le professeur palestinien Sami Adwan, doyen de la faculté de Sciences de l’éducation de l’université de Bethlehem et par le psychiatre israélien Dan Bar On, professeur de psychologie à l’université Ben Gourion de Beersheva et spécialiste d’études génocidaires. Publié en français aux éditions Liana Levi en 2004, avec une préface de Pierre Vidal-Naquet, il avait été soutenu par « Trop, c’est trop ! ».

Durée : 1h33

Réalisation : Tamara Erde

Production : Saya France

Distribution : Aloest Distribution

Voir la bande-annonce du film

 thisismyland.film

 

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