« Trop, c’est trop ! » est un collectif d’individus constitué à la fin de l’année 2001 à l’initiative de Madeleine Rebérioux et Pierre Vidal-Naquet pour protester contre l’enfermement de Yasser Arafat à Ramallah et les coups portés par l’armée israélienne à l’Autorité palestinienne. Il s’est exprimé de nouveau quand de nouvelles menaces ont compromis encore davantage la paix dans la région qui passe par l’existence d’un Etat palestinien. Continuer la lecture.

L’accès au territoire palestinien ne doit pas être entravé

L’accès au territoire palestinien ne doit pas être entravé

Jérusalem doit être reconnu aussi capitale de l’Etat palestinien

Le site de « Trop, c’est trop ! » a alerté sur le vote par le Parlement israélien, le 6 mars 2017, d’une loi interdisant l’entrée en Israël des étrangers opposés à la politique du gouvernement, en publiant trois articles du quotidien Haaretz du 8 mars protestant contre ce vote 

L’application de cette loi a été précisée le 7 janvier 2018 par la publication d’une liste de 21 ONG dont Israël veut interdire l’accès de son territoire. Ce qui leur empêche aussi celui du territoire palestinien, possible seulement par Israël ou des points de contrôle israéliens. Parmi elles, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et l’organisation états-unienne Jewish Voice for Peace. L’AFPS a demandé d’urgence un rendez-vous au président de la République et au ministre des Affaires étrangères pour qu’ils exigent du gouvernement israélien l’annulation de ces mesures et envisagent le cas échéant des mesures de réciprocité.

On trouve sur le site de « Trop, c’est trop ! » le communiqué de protestation de l’AFPS
AFPS : liste noire d’associations et ONG « indésirables » en Israël ainsi que l’annonce d’une

rencontre-débat avec Bernard Ravenel
le lundi 15 janvier 2018
à 20heures 30

Où en est le mouvement national palestinien ? Quelles sont ses options ? 

à l’occasion de la sortie de son livre, La Résistance palestinienne : des armes à la non-violence (l’Harmattan, 2017), Présentation par les Editions l’Harmattan

organisée par La Paix Maintenant (France), au Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint Claude, Paris 3 (M° Saint-Sébastien-Froissart, participation aux frais 5 €).

Le débat sera mené par Marc Lefèvre, membre fondateur des Amis de Shalom Akhshav en France et porte-parole de La Paix Maintenant. Bernard Ravenel, ancien président de l’AFPS, est l’un des animateurs du collectif « Trop, c’est trop ! ».

Ci-dessous, – présent également sur le site de « Trop, c’est trop ! » – , le texte :
« Daniel Barenboïm : Jérusalem doit être la capitale d’Israël et de la Palestine »

Jérusalem doit être la capitale d’Israël et de la Palestine !

Daniel Barenboïm, Le Monde du 23/12/2017.

La décision du gouvernement américain de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël vers Jérusalem, et ainsi de reconnaître de facto Jérusalem comme capitale d’Israël, est la dernière d’une série de graves décisions dans le conflit israélo-palestinien. Ce choix illustre clairement le fait que, dans ce conflit, chaque démarche extérieure tend à favoriser l’une des parties et à démoraliser la seconde, ce qui conduit à une certaine euphorie d’un côté et à la violence de l’autre. En l’absence d’une opposition claire et ferme à cette disposition, la perspective d’une solution au conflit israélo-palestinien s’éloignera encore plus.

La nouvelle flambée de violence résultant de la décision des Etats-Unis ainsi que les réactions internationales mettent en évidence combien il est nécessaire de penser certains aspects de ce conflit de manière nouvelle. Cela fait plusieurs décennies déjà que le monde parle d’une éventuelle solution à deux Etats – encore faudrait-il poser d’abord la question : où est le deuxième Etat ?

Cette question est particulièrement importante parce que le conflit israélo-palestinien est différent de centaines d’autres conflits dans l’histoire de l’humanité. En règle générale, un conflit a lieu entre deux nations ou deux groupes ethniques qui s’affrontent à propos de frontières ou de ressources, comme l’eau ou le pétrole. Mais dans le cas du conflit israélo-palestinien, il ne s’agit pas d’un conflit entre deux nations ou deux Etats, mais entre deux peuples, qui sont tous deux absolument convaincus d’avoir un droit sur le même petit morceau de terre et qui veulent y vivre – de préférence sans l’autre. C’est pourquoi ce conflit ne saurait être résolu de manière militaire ou purement politique. Il doit y avoir une solution humaine.

L’historique de ce conflit est connu, il n’est pas utile d’en rappeler les détails. La décision de diviser la Palestine en 1947 n’a pas été acceptée par l’ensemble du monde arabe à l’époque. Peut-être que cette décision était une erreur ou bien peut-être que les réactions à cette décision l’étaient ; d’un point de vue palestinien en tout cas, ce fut une catastrophe. Mais la décision fut prise, et nous avons tous dû apprendre à vivre avec ses conséquences. La plupart des Palestiniens ont abandonné leur revendication sur le territoire complet de la Palestine et se sont déclarés prêts à partager le territoire.

Israël, en revanche, poursuit sa politique de colonisation illégale dans les territoires palestiniens et manifeste par là bien peu de volonté à faire un pas en direction des Palestiniens. Le conflit est symétrique par certains aspects. Mais d’autres aspects sont asymétriques : Israël est déjà un Etat, un Etat fort, et doit donc assumer une plus grande part des responsabilités.

Plus personne aujourd’hui ne remet sérieusement en question le droit d’Israël à exister. Pourtant, le monde est divisé sur le sujet d’Israël. D’une part, il y a les nations qui se sentent responsables de l’horreur infligée aux juifs par l’Europe — et on ne peut que se réjouir que ce sentiment de responsabilité persiste aujourd’hui.

Malheureusement, d’autre part, se trouvent des gens qui remettent en cause l’Holocauste, ce qui stimule certaines positions extrêmes dans le monde arabe et qui – à raison – fait douter la population juive d’Israël. Mais, malgré toutes les critiques, justifiées, de l’inimitié palestinienne contre Israël, on ne doit pas voir celle-ci comme une continuité de l’antisémitisme européen. Face à la décision unilatérale des Etats-Unis, j’en appelle au reste du monde : reconnaissez l’Etat de Palestine, tout comme vous avez reconnu l’Etat d’Israël. On ne peut attendre de deux peuples, ou même de deux personnes, aucun compromis, s’ils ne se reconnaissent pas mutuellement.

Pour une solution à deux Etats, il nous faut deux Etats, et ils n’existent pas actuellement. La Palestine est occupée depuis cinquante ans, et on ne peut pas attendre des Palestiniens qu’ils acceptent d’entrer en négociation dans cette position. Toutes les nations qui souhaitent sincèrement une solution à deux Etats doivent reconnaître l’Etat de Palestine et exiger parallèlement le début d’un dialogue sérieux.

Les démarches unilatérales comme la décision des Etats-Unis ne peuvent que nuire à la situation puisqu’elles donnent de faux espoirs à une partie et créent du désespoir chez l’autre. Elles ne peuvent être comprises que comme une provocation. S’il n’y avait pas l’historique des soixante-dix dernières années, on pourrait peut-être envisager un Etat binational. Mais dans ce contexte, on ne peut que comprendre les hésitations des deux côtés, et la seule solution possible au conflit est la solution à deux Etats pour laquelle, par définition, il faut deux Etats.

J’invite les peuples d’Israël et de Palestine à exprimer de manière claire et ferme qu’ils en ont assez de ce conflit qui dure depuis des décennies et qu’ils veulent enfin la paix. Une solution équitable à deux Etats serait la seule voie qui soit à la fois juste pour les Palestiniens et sûre pour les Israéliens. Et en ce qui concerne Jérusalem, la solution me semble logique. Jérusalem est une ville sainte pour le judaïsme comme pour l’islam et le christianisme. Dans le cadre d’une solution équitable à deux Etats, je ne vois aucun problème à considérer Jérusalem-Ouest comme la capitale d’Israël et Jérusalem-Est comme la capitale de la Palestine.

C’est pourquoi j’en appelle aux grandes nations qui n’ont pas encore reconnu l’Etat de Palestine à le faire maintenant – et à coupler cette reconnaissance avec un engagement à démarrer immédiatement des négociations sur les tracés des frontières et les autres aspects essentiels du conflit.

Il ne s’agirait pas d’une mesure à l’encontre d’Israël, mais en faveur d’une solution acceptable pour les deux parties. Il est tout à fait clair que la volonté des deux peuples, israélien comme palestinien, en faveur de la paix doit être équivalente. On ne peut pas forcer une solution uniquement depuis l’extérieur. J’étends donc cet appel, et j’invite les peuples d’Israël et de Palestine à exprimer de manière claire et ferme qu’ils en ont assez de ce conflit qui dure depuis des décennies et qu’ils veulent enfin la paix.

Le site permet la signature en ligne de la pétition de la campagne pour la suspension de l’Accord d’association de l’Union européenne avec Israël et de faire des dons sécurisés via internet pour l’aider à continuer son action http://www.occupationpasdaccord.eu/fr. Merci de votre soutien.

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Suite au vote de l’Assemblée des Nations-unies sur Jérusalem

Les États-Unis de Donald Trump désavoués à l’ONU sur Jérusalem, la France doit agir plus fortement, à l’opposé des demandes scandaleuses du Crif.

Depuis que Donald Trump a annoncé, le 7 décembre 2017, qu’il va transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, car « Jérusalem est la capitale d’Israël », l’isolement diplomatique de ce pays sur ce sujet est croissant. Dans le monde entier, les voix se sont multipliées pour condamner cette décision contraire au droit international, qui met gravement en péril toute solution de ce conflit fondée sur la justice et le droit.

Au conseil de sécurité des Nations-Unies, le 18 décembre, les États-Unis ont été seuls à opposer leur véto à une résolution dénonçant cette décision votée par les 14 autres États membres. A l’assemblée générale extraordinaire immédiatement convoquée, ils ont été désavoués, le 21 décembre, par 128 voix pour et seulement 9 contre. Malgré leurs menaces de représailles financières, inédites et perçues par tous comme inadmissibles, ils n’ont obtenu des autres États que 35 abstentions et quelques absences lors du vote.

La France a voté cette résolution condamnant la position des États-Unis. Quant au Crif, il a lancé un appel consternant au président de la République l’invitant à suivre la décision irresponsable de Donald Trump en déplaçant à son tour l’ambassade de France à Jérusalem. Cet organisme a montré une fois de plus qu’il n’est représentatif que des forces politiques israéliennes qui soutiennent l’extension continue de la colonisation de la Palestine au mépris du droit légitime des Palestiniens à avoir leur État et de toute recherche d’une paix juste dans la région.

Face à cette dérive des États-unis de Donald Trump, c’est au contraire à la France et à l’Europe de faire entendre leur voix. En affirmant que Jérusalem doit être la capitale reconnue de deux États et que Jérusalem-Ouest n’accueillera les ambassades que lorsque Israël reconnaîtra Jérusalem-Est comme la capitale de l’État de Palestine. La France et l’Europe doivent reconnaître au plus vite l’État palestinien — ce qu’Emmanuel Macron se refuse toujours à faire. Et elles doivent exercer des pressions sur Israël, en particulier par la suspension de l’Accord d’association de l’Union européenne avec cet État tant qu’il n’aura pas renoncé à ses violations du droit international.

Texte à l’initiative du Collectif « Trop, c’est trop ! »,

Sophie Bessis, Suzanne Citron, Bertrand Heilbronn, Gilles Manceron, Bernard Ravenel, Abraham Ségal.

Consulter les sites trop-cest-trop.fr et france-palestine.org

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Reconnaître l’Etat palestinien : pierre angulaire de la paix

Au lendemain de l’élection présidentielle, le collectif « Trop, c’est trop ! » organise une réunion, à Paris, le jeudi 11 mai, pour demander au nouveau président de la République la reconnaissance rapide de l’Etat de Palestine et débattre des pressions nécessaires sur Israël.

Reconnaître l’Etat palestinien
pierre angulaire de la paix

19h30 – Ouverture par les organisateurs : Gilles Manceron, historien, au nom du collectif « Trop, c’est trop ! » ; Fabienne Messica, sociologue, au nom de la Ligue des droits de l’Homme ; Edgar Morin.

20h – Pour la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien.

Table ronde animée par Dominique Vidal, journaliste au Monde diplomatique. Avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités ; Elias Sanbar, ambassadeur de Palestine à l’UNESCO ; Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques ; Yves Aubin de la Mésuzière, ambassadeur de France.

21h – Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne), sénatrice du Val-de-Marne, EELV ; Habiba Bigdade, maire adjointe de Nanterre, membre de « Socialistes pour la Paix »Débat.

21h30 – Quelles pressions sur Israël ? la suspension de l’accord d’association UE/Israël et autres pressions.

Table ronde animée par René Backmann, journaliste à Mediapart. Avec Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public et sciences politiques à l’université Paris Diderot ; Véronique De Keyser, ancienne député européenne, vice-présidente de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (CECP) ; Hala Abou-Hassira, première conseillère à l’ambassade de Palestine en France.

22h30 – Pascal Durand, député au Parlement européen, écologiste ; Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, Gauche unitaire européenne. Débat.

23h15 – Conclusion par les organisateurs : Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, EHESS, et Bernard Ravenel, historien, président d’honneur de l’Association France Palestine solidarité, au nom du collectif « Trop, c’est trop ! ».

*

inscription obligatoire par l’envoi d’un message avec nom et prénom à trop-cest-trop@laposte.net 

(les inscrits recevront une invitation avec l’adresse de la réunion)

Signer et faire connaître la pétition occupationpasdaccord.eu

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Pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël

 Les déclarations courageuses du représentant de l’association de défense des droits de l’homme israélienne B’Tselem au conseil de sécurité des Nations unies (cliquer sur l’image pour voir la vidéo et la traduction du discours en français)
Déclaration aux Nations Unies
et son article dans le quotidien Haaretz (Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation) expliquant pourquoi il appelait la communauté internationale à agir, ont suscité une nouvelle prise de position de « Trop, c’est trop ! » appelant à la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Pour signer la pétition cliquer ici : suspension de l’accord d’association

Les colonies israéliennes s’étendent en Cisjordanie

Les implantations de nouvelles colonies ne cessent de se multiplier dans les territoires palestiniens de Cisjordanie occupée. En juin 2016, le gouvernement de M. Netanyahou a permis la construction de 560 nouveaux logements pour les colons de Ma’ale Adoumim et 840 autres à Jérusalem-Est.  Il a poursuivi le Plan E1 visant à former une continuité territoriale entre Jérusalem-Est et cette colonie de Ma’ale Adumim pour couper en deux la Cisjordanie. Le projet d’Israël de construire 98 habitations dans la colonie de Shilo en Cisjordanie, ainsi que l’accélération durant l’année 2016 des destructions de maisons palestiniennes, ont été dénoncés au Conseil de sécurité des Nations-Unies, le 19 octobre 2016. Environ six cent mille colons israéliens vivent aujourd’hui dans ces territoires. Les implantations incessantes de colonies, au nom de l’argument théologique intégriste selon lequel ces terres auraient « été données par Dieu à Israël », constituent une violation flagrante de la quatrième Convention de Genève selon laquelle une puissance occupante ne peut transférer dans un territoire occupé une partie de sa population.

Le lobby des colonies au parlement israélien, la Knesset, réclame « une loi d’annexion de la Judée et de la Samarie », c’est-à-dire de la Cisjordanie occupée en 1967. Le ministre israélien de l’Éducation, Naftali Bennett, demande celle de la « zone C », soit 60% de ce territoire. Même si le gouvernement Netanyahou feint de refuser une telle violation flagrante du droit international, il ne cesse de la préparer méthodiquement. La poursuite de la colonisation, qui compromet l’existence d’un État palestinien indispensable au retour de la paix dans la région, éloigne la reconnaissance par ses voisins de l’État d’Israël dans ses frontières de 1967, et, par conséquent, met aussi en danger sa survie.

Les représentants de l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme B’Tselem et du mouvement La Paix maintenant qui ont témoigné devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, le 14 octobre 2016, des conséquences de l’occupation et de l’extension ininterrompue des colonies, sont accusés en Israël de trahison et sont l’objet d’une campagne de haine sans précédent. Des responsables politiques demandent qu’ils soient déchus de leur nationalité. Déjà, le 12 juillet 2016, la Knesset a adopté une loi renforçant les contrôles auxquels sont soumis B’Tselem et vingt-six autres mouvements en Israël dénonçant la colonisation. Les interventions de l’ONG Breaking the Silence dans les écoles et les casernes ont été interdites. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, semblant juger favorable le moment où le président des États-Unis arrive à la fin de son mandat, menace d’une nouvelle guerre contre les institutions de la bande de Gaza qui « sera la dernière confrontation car nous les détruirons totalement ».

La seule manière d’obliger Israël à se conformer au droit international, d’imposer le respect des droits des Palestiniens, et de soutenir efficacement les courageux dissidents israéliens, est d’exercer des pressions internationales.

Suspension de l’accord d’association UE/Israël !

« Trop, c’est trop ! », conjointement avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et avec le soutien de la Plateforme des ONG pour la Palestine, lance une campagne pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Cet accord s’est traduit récemment par des programmes de recherche dans le domaine militaire au profit d’Israël. Or il stipule que « toutes [ses] dispositions […] se fondent sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques » (article 2), et que sa suspension est possible « si une partie considère que l’autre ne satisfait pas à une obligation découlant du présent accord » (article 79). En s’en tenant strictement au droit international, l’Union européenne doit donc, par sa suspension, se conformer aux règles qu’elle a elle-même fixées et qu’elle a appliquées en d’autres circonstances.

Contre l’extension de la colonisation qui compromet chaque jour davantage l’établissement d’une paix juste entre un État d’Israël renonçant aux conquêtes de 1967 et un État palestinien, l’Europe doit avoir le courage de réagir.

Premiers signataires : Tewfik Allal, porte parole du Manifeste des Libertés ; Maryse Artiguelong, vice-présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Gérard Aschiéri, enseignant et responsible syndical ; Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie Université Paris-Ouest ; Françoise Basch, professeure émérite Université Paris Diderot ; Sophie Bessis, historienne et essayiste ; Rony Brauman, médecin et politiste ; Anne Brunswic, journaliste et écrivaine ; Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public et sciences politiques Université Paris Diderot ; Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste ; Dimitris Christopoulos, président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Suzanne Citron, historienne et écrivain ; Yves Cohen, historien EHESS ; Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne professeure émérite Université Paris Diderot ; Michel Dreyfus, historien directeur de recherche au CNRS ; Ivar Ekeland, mathématicien et économiste ; François Gèze, éditeur ; Mohammed Harbi, historien professeur émérite Université Paris 8-Saint-Denis ; Christiane Hessel, présidente d’honneur de l’association palestinienne de La Voix de l’enfant ; Alain Joxe, directeur d’études EHESS ; Philippe Kalfayan, juriste en droit international et droit comparé ; Daniel Kupferstein, documentariste ; Abdellatif Laabi, écrivain ; Pascal Lederer, directeur de recherche émérite CNRS ; Catherine Lévy, sociologue CNRS ; Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien professeur émérite Université de Nice ; Daniel Lindenberg, essayiste et historien ; Vincent Lowy, professeur Université de Lorraine, directeur de l’Institut européen de cinéma & d’audiovisuel ; Gérard Maarek, urbaniste retraité ; Gilles Manceron, historien ; Elise Marienstras, professeur émérite de l’histoire des États-Unis Université Paris Diderot ; Sophie Mazas, avocate ; Fabienne Messica, sociologue ; Gilbert Meynier, historien professeur émérite Université Nancy II ; Laurent Mucchielli, sociologue directeur de recherche CNRS ; François Nadiras, militant LDH-Toulon ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Emmanuel Naquet, professeur et historien ; Michelle Perrot, historienne ; Bernard Ravenel, historien ; Vincent Rebérioux, délégué LDH Proche-Orient ; Michèle Riot-Sarcey, professeur émérite histoire contemporaine et histoire du genre Université Paris 8-Saint-Denis ; Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste ; Abraham Ségal, documentariste ; Bernard Stiegler, philosophe ; Jacques Testart, biologiste ; Michel Tubiana, président de EuroMed Droits ; Sylviane de Wangen, revue Confluences Méditerranée ; Bernard Wolfer, président du Cercle Condorcet de Paris.

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