« Trop, c’est trop ! » est un collectif d’individus constitué à la fin de l’année 2001 à l’initiative de Madeleine Rebérioux et Pierre Vidal-Naquet pour protester contre l’enfermement de Yasser Arafat à Ramallah et les coups portés par l’armée israélienne à l’Autorité palestinienne. Il s’est exprimé de nouveau quand de nouvelles menaces ont compromis encore davantage la paix dans la région qui passe par l’existence d’un Etat palestinien. Continuer la lecture.

Que fait M. Nétanyahou à la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv ?

Le président de la République française a cru bon d’inviter le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à venir commémorer avec lui, le 16 juillet 2017, le 75e anniversaire de la rafle du Vel’ d’hiv. Ce faisant, M. Macron commet une erreur politique et une faute morale. Erreur politique car inviter le chef d’un gouvernement d’extrême droite, coupable de multiples exactions vis-à-vis des Palestiniens et accroché à son refus d’ouvrir la moindre véritable négociation de paix, revient à lui donner une caution internationale qu’il ne mérite pas. En associant par ailleurs à un événement purement français le premier ministre israélien, le chef de l’Etat signifie par là qu’Israël a vocation à intervenir dans toute question concernant les Juifs, à quelque nation qu’ils appartiennent, il en fait le représentant de tous les Juifs du monde, ce qu’il n’est pas, même si cette prétention a caractérisé le mouvement sioniste depuis son origine. Par là même, il dénie aux Juifs français leur qualité de Français à part entière en les assignant à une double appartenance nationale dont la majorité d’entre eux ne veut pas. M. Macron n’est certainement pas antisémite mais, en mêlant Israël à une commémoration française, il semble porter inconsciemment toute la mémoire de l’antisémitisme européen, selon lequel un Juif n’est jamais vraiment un Français ou un ressortissant d’une autre nation, il relève d’une appartenance autre, il est d’abord et parfois seulement un Juif. Tant qu’en Europe et ailleurs, on continuera à confondre judéité et Etat d’Israël, on nourrira d’une part l’antisémitisme et on encouragera de l’autre cet Etat à instrumentaliser celui-ci pour poursuivre sa catastrophique politique de colonisation.

 

Pour le collectif « Trop c’est trop! » : Sophie Bessis, historienne et essayiste ; Suzanne Citron, historienne et écrivaine; Gérard Maarek, urbaniste retraité ; Gilles Manceron, historien.

 


 

Par ailleurs, l’historien Zeev Sternhell a publié dans Le Monde du 13 juillet un article intitulé : « M. Macron, soyez ferme face à M. Nétanyahou ».

M. Macron, soyez ferme face à M. Nétanyahou

La visite du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Paris le 16 juillet pour le 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’Hiv, vise à « demander à la France de renoncer à l’indépendance de la Palestine », analyse dans une tribune au « Monde » l’historien israélien Zeev Sternhell. Il estime que Paris ne doit pas céder.

Le premier ministre d’Israël, à la tête d’un gouvernement qui se situe bien à droite du Front national (FN), vient à Paris avec la volonté de convaincre Emmanuel Macron d’infléchir, sinon de modifier radicalement, la politique traditionnelle de la France sur la question palestinienne. En d’autres termes, sous le couvert de sa langue de bois habituelle, Nétanyahou souhaite que la France, qui avec l’Allemagne parle au nom de l’Europe, abandonne l’idée de l’indépendance palestinienne et se limite à la préservation indéfinie du statu quo.Il expliquera au président que ce n’est pas à la colonisation de la Cisjordanie, avec l’implantation de 350 000 juifs dans les territoires occupés en juin 1967, qu’incombe la responsabilité du blocage de la situation actuelle, mais au refus palestinien de reconnaître Israël comme un Etat juif. Selon lui et les siens, la reconnaissance d’Israël par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) au temps de son fondateur Yasser Arafat, tout comme les accords d’Oslo de 1993, signifient peu de chose car il leur manque la clé de voûte : la reconnaissance des droits inaliénables des juifs sur la Palestine historique.

En France et en français, le terme « Etat juif » est synonyme de l’Etat d’Israël, ce qui n’est pas du tout la signification que lui prête en hébreu la droite israélienne. C’est pourquoi les nationalistes travaillent actuellement sur un projet de loi qui doit fixer définitivement le statut de tous les Arabes palestiniens sous contrôle israélien. Non seulement il faut empêcher à tout prix que l’entité nationale palestinienne, en se donnant les structures d’un Etat indépendant, accède à un statut d’égalité avec l’Etat israélien, mais aussi il importe de changer profondément la structure constitutionnelle d’Israël même, où les Arabes constituent 20  % de la population.

Alors que, dans les textes en vigueur, l’Etat d’Israël est défini comme « juif et démocratique » – le concept « démocratique » vient ancrer l’égalité de tous les citoyens –, dans la nouvelle législation actuellement en débat, la préséance revient au national. Ainsi est établie une hiérarchie claire : alors que la loi fondamentale de l’Etat cherche à tenir la balance égale entre le national, c’est-à-dire le particulier, et l’universel, la droite subordonne l’universel au particulier.

Citoyens de seconde zone

En d’autres termes : les Arabes citoyens -d’Israël deviennent des citoyens de seconde zone. Ils restent évidemment citoyens de l’Etat d’Israël, mais, dans son essence, cet Etat sera juif, c’est-à-dire que seuls les juifs en seront les propriétaires légitimes. Car, si l’on va au fond des choses, pour les nationalistes durs, la nationalité est une simple catégorie juridique et politique, donc une catégorie -artificielle, dont le contenu peut être modifié à volonté, comme cela a été déjà le cas d’abord en Allemagne nazie, ensuite ailleurs en Europe, jusqu’à Vichy. La nationalité ne peut être qu’inférieure à la qualité de « juif » qui vient de la naissance, pour ne pas dire de la « nature », et reste définie par l’histoire, par la Bible, et pour certains au gouvernement même, par la volonté divine.

Cette « loi de la nationalité », qui entend changer totalement la nature de notre société et instaurer une forme d’inégalité calquée sur la situation qui prévaut dans les territoires occupés, n’a pas été encore votée grâce à la vigoureuse bataille que livrent les organisations des droits de l’homme, les intellectuels et toutes les « élites » culturelles que notre gouvernement considère comme ennemies du peuple. Mais, en réalité, c’est avant tout la crainte des réactions et -sanctions extérieures face à ce que serait la légalisation en Israël même de l’apartheid importé des territoires occupés, qui fait que le Likoud hésite à passer en force et à faire jouer la majorité dont sa coalition dispose à la Knesset. Nétanyahou ne recule que devant la force, jamais devant la morale.

C’est ainsi que l’occupation aura fini par pourrir notre société : certains d’entre nous combattent ce glissement vers l’abîme -depuis plus de quarante ans. A cela, il faut ajouter la persécution continue des organisations des droits de l’homme, la campagne contre la liberté d’expression dans les -universités ainsi que l’introduction continue de la religion dans l’enseignement public prétendument laïque.

Car, le grand dessein de la droite nationaliste n’est pas la fin du conflit mais la conquête définitive de la Palestine historique. La droite s’élève de toutes ses forces contre l’idée qu’il pourrait exister une quelconque symétrie entre les droits des juifs et les droits des Arabes sur le sol de la Palestine. Pour elle, les droits historiques auront toujours la primauté sur les droits de l’homme, cette « nuée », comme disait Maurras, misérable invention des Lumières françaises.

C’est pourquoi, dans son esprit, la solution du conflit ne peut passer par un compromis mais uniquement par la capitulation arabe. Il faut que les Arabes reconnaissent leur défaite historique et s’accommodent de l’idée qu’ils ne pourront vivre en Palestine occidentale, entre la mer et le Jourdain, que soumis, d’une façon ou d’une autre, à la souveraineté juive. A cet effet, la droite cherche à détruire le statut fondateur de la guerre d’indépendance de 1948-1949, avec sa malheureuse « ligne verte », et pour pouvoir poursuivre la conquête du sol, à casser les acquis de la fondation d’Israël. Il faut donc concevoir la guerre des Six-Jours de 1967 non pas comme un accident infortuné mais comme la suite et la conclusion de celle de 1948-1949.

A première vue, la démarche de la droite peut paraître un paradoxe, mais, en réalité, cette approche affiche une grande logique. Les nationalistes comprennent que, si l’on regarde la création de l’Etat et l’accession à la souveraineté dans les frontières issues de la guerre d’indépendance comme une véritable césure dans l’histoire juive, le long processus de conquête de la terre est parvenu à sa fin. Une telle vision du sionisme constitue pour eux un danger existentiel, il faut donc défaire aussi rapidement que possible les acquis de 1948. Mais ce n’est pas pour la droite le seul danger : cette normalisation de la – condition juive, qui a été le grand objectif du sionisme des fondateurs, porte en elle une autre menace, celle de la conception utilitaire et libérale de l’Etat.

Pour la droite, la fonction de l’Etat ne -consiste pas à garantir les droits de l’homme, la démocratie, l’égalité devant la loi, ni même à assurer à sa population une vie décente : l’Etat existe pour poursuivre la conquête de la terre d’Israël, aussi loin que possible au-delà de la « ligne verte », et, de ce fait, rendre impossible l’existence d’une autre entité politique sur cette terre. Assurément, Nétanyahou, contrairement à la plupart de ses ministres qui s’expriment beaucoup plus librement, surtout quand ils parlent en hébreu, ne refuse pas le principe théorique de deux Etats mais, en même temps, il fait tout pour que l’Etat palestinien ne puisse voir le jour. Avec la Cisjordanie découpée en peau de léopard par la colonisation israélienne, cette entité palestinienne n’aurait d’Etat que le nom.

Le rôle de la France

Arrivé à ce point, qu’il me soit permis d’insister sur le rôle de la France. Si l’acceptation de la finalité du cadre territorial acquis en  1949 constitue la seule base sur laquelle puisse intervenir le règlement du conflit israélo-palestinien, ce principe ne saurait ouvrir une voie à sens unique. Depuis la conférence de Madrid de 1991 et les accords d’Oslo de 1993 jusqu’à ce jour, en passant par la réunion de Camp David de l’an 2000, la conférence d’Annapolis de 2007, tous les efforts pour mener à bien un dialogue direct échouèrent : ni les uns ni les autres ne possèdent l’énergie intellectuelle et morale nécessaire pour accepter les résultats de la guerre de 1948-1949.

Assurément, un tel consentement est -objectivement bien plus douloureux pour les Palestiniens que pour les Israéliens : -concrètement, cela signifie pour eux l’abandon de leur revendication majeure, le retour en Israël des réfugiés de 1948-1949. Cette exigence représente la destruction d’Israël et reste donc inacceptable pour nous Il s’ensuit que l’acceptation par les uns et les autres de la finalité de 1949 – la « ligne verte » améliorée devenant la frontière permanente entre deux Etats – constitue la seule base sur laquelle puisse être fondée la fin du conflit.

Enfin, puisque les Palestiniens comme les Israéliens ont fini par démontrer depuis un demi-siècle, urbi et orbi, leur incapacité de parvenir à une solution raisonnable, négociée en face-à-face, une telle solution, fondée sur le partage de la terre entre deux Etats souverains, doit leur être imposée. La France et l’Allemagne, moteurs de l’Europe, pays amis et alliés d’Israël, doivent dans le cadre de l’Organisation des Nations unies, prendre leurs responsabilités. Cinquante ans de discours nous suffisent, le temps est venu d’agir.

Zeev Sternhell 

© Le Monde

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Reconnaître l’Etat palestinien : pierre angulaire de la paix

Au lendemain de l’élection présidentielle, le collectif « Trop, c’est trop ! » organise une réunion, à Paris, le jeudi 11 mai, pour demander au nouveau président de la République la reconnaissance rapide de l’Etat de Palestine et débattre des pressions nécessaires sur Israël.

Reconnaître l’Etat palestinien
pierre angulaire de la paix

19h30 – Ouverture par les organisateurs : Gilles Manceron, historien, au nom du collectif « Trop, c’est trop ! » ; Fabienne Messica, sociologue, au nom de la Ligue des droits de l’Homme ; Edgar Morin.

20h – Pour la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien.

Table ronde animée par Dominique Vidal, journaliste au Monde diplomatique. Avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités ; Elias Sanbar, ambassadeur de Palestine à l’UNESCO ; Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques ; Yves Aubin de la Mésuzière, ambassadeur de France.

21h – Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne), sénatrice du Val-de-Marne, EELV ; Habiba Bigdade, maire adjointe de Nanterre, membre de « Socialistes pour la Paix »Débat.

21h30 – Quelles pressions sur Israël ? la suspension de l’accord d’association UE/Israël et autres pressions.

Table ronde animée par René Backmann, journaliste à Mediapart. Avec Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public et sciences politiques à l’université Paris Diderot ; Véronique De Keyser, ancienne député européenne, vice-présidente de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (CECP) ; Hala Abou-Hassira, première conseillère à l’ambassade de Palestine en France.

22h30 – Pascal Durand, député au Parlement européen, écologiste ; Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, Gauche unitaire européenne. Débat.

23h15 – Conclusion par les organisateurs : Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, EHESS, et Bernard Ravenel, historien, président d’honneur de l’Association France Palestine solidarité, au nom du collectif « Trop, c’est trop ! ».

*

inscription obligatoire par l’envoi d’un message avec nom et prénom à trop-cest-trop@laposte.net 

(les inscrits recevront une invitation avec l’adresse de la réunion)

Signer et faire connaître la pétition occupationpasdaccord.eu

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Pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël

 Les déclarations courageuses du représentant de l’association de défense des droits de l’homme israélienne B’Tselem au conseil de sécurité des Nations unies (cliquer sur l’image pour voir la vidéo et la traduction du discours en français)
Déclaration aux Nations Unies
et son article dans le quotidien Haaretz (Pourquoi je me suis exprimé à l’ONU contre l’occupation) expliquant pourquoi il appelait la communauté internationale à agir, ont suscité une nouvelle prise de position de « Trop, c’est trop ! » appelant à la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Pour signer la pétition cliquer ici : suspension de l’accord d’association

Les colonies israéliennes s’étendent en Cisjordanie

Les implantations de nouvelles colonies ne cessent de se multiplier dans les territoires palestiniens de Cisjordanie occupée. En juin 2016, le gouvernement de M. Netanyahou a permis la construction de 560 nouveaux logements pour les colons de Ma’ale Adoumim et 840 autres à Jérusalem-Est.  Il a poursuivi le Plan E1 visant à former une continuité territoriale entre Jérusalem-Est et cette colonie de Ma’ale Adumim pour couper en deux la Cisjordanie. Le projet d’Israël de construire 98 habitations dans la colonie de Shilo en Cisjordanie, ainsi que l’accélération durant l’année 2016 des destructions de maisons palestiniennes, ont été dénoncés au Conseil de sécurité des Nations-Unies, le 19 octobre 2016. Environ six cent mille colons israéliens vivent aujourd’hui dans ces territoires. Les implantations incessantes de colonies, au nom de l’argument théologique intégriste selon lequel ces terres auraient « été données par Dieu à Israël », constituent une violation flagrante de la quatrième Convention de Genève selon laquelle une puissance occupante ne peut transférer dans un territoire occupé une partie de sa population.

Le lobby des colonies au parlement israélien, la Knesset, réclame « une loi d’annexion de la Judée et de la Samarie », c’est-à-dire de la Cisjordanie occupée en 1967. Le ministre israélien de l’Éducation, Naftali Bennett, demande celle de la « zone C », soit 60% de ce territoire. Même si le gouvernement Netanyahou feint de refuser une telle violation flagrante du droit international, il ne cesse de la préparer méthodiquement. La poursuite de la colonisation, qui compromet l’existence d’un État palestinien indispensable au retour de la paix dans la région, éloigne la reconnaissance par ses voisins de l’État d’Israël dans ses frontières de 1967, et, par conséquent, met aussi en danger sa survie.

Les représentants de l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme B’Tselem et du mouvement La Paix maintenant qui ont témoigné devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, le 14 octobre 2016, des conséquences de l’occupation et de l’extension ininterrompue des colonies, sont accusés en Israël de trahison et sont l’objet d’une campagne de haine sans précédent. Des responsables politiques demandent qu’ils soient déchus de leur nationalité. Déjà, le 12 juillet 2016, la Knesset a adopté une loi renforçant les contrôles auxquels sont soumis B’Tselem et vingt-six autres mouvements en Israël dénonçant la colonisation. Les interventions de l’ONG Breaking the Silence dans les écoles et les casernes ont été interdites. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, semblant juger favorable le moment où le président des États-Unis arrive à la fin de son mandat, menace d’une nouvelle guerre contre les institutions de la bande de Gaza qui « sera la dernière confrontation car nous les détruirons totalement ».

La seule manière d’obliger Israël à se conformer au droit international, d’imposer le respect des droits des Palestiniens, et de soutenir efficacement les courageux dissidents israéliens, est d’exercer des pressions internationales.

Suspension de l’accord d’association UE/Israël !

« Trop, c’est trop ! », conjointement avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et avec le soutien de la Plateforme des ONG pour la Palestine, lance une campagne pour la suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Cet accord s’est traduit récemment par des programmes de recherche dans le domaine militaire au profit d’Israël. Or il stipule que « toutes [ses] dispositions […] se fondent sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques » (article 2), et que sa suspension est possible « si une partie considère que l’autre ne satisfait pas à une obligation découlant du présent accord » (article 79). En s’en tenant strictement au droit international, l’Union européenne doit donc, par sa suspension, se conformer aux règles qu’elle a elle-même fixées et qu’elle a appliquées en d’autres circonstances.

Contre l’extension de la colonisation qui compromet chaque jour davantage l’établissement d’une paix juste entre un État d’Israël renonçant aux conquêtes de 1967 et un État palestinien, l’Europe doit avoir le courage de réagir.

Premiers signataires : Tewfik Allal, porte parole du Manifeste des Libertés ; Maryse Artiguelong, vice-présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Gérard Aschiéri, enseignant et responsible syndical ; Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie Université Paris-Ouest ; Françoise Basch, professeure émérite Université Paris Diderot ; Sophie Bessis, historienne et essayiste ; Rony Brauman, médecin et politiste ; Anne Brunswic, journaliste et écrivaine ; Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public et sciences politiques Université Paris Diderot ; Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste ; Dimitris Christopoulos, président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ; Suzanne Citron, historienne et écrivain ; Yves Cohen, historien EHESS ; Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne professeure émérite Université Paris Diderot ; Michel Dreyfus, historien directeur de recherche au CNRS ; Ivar Ekeland, mathématicien et économiste ; François Gèze, éditeur ; Mohammed Harbi, historien professeur émérite Université Paris 8-Saint-Denis ; Christiane Hessel, présidente d’honneur de l’association palestinienne de La Voix de l’enfant ; Alain Joxe, directeur d’études EHESS ; Philippe Kalfayan, juriste en droit international et droit comparé ; Daniel Kupferstein, documentariste ; Abdellatif Laabi, écrivain ; Pascal Lederer, directeur de recherche émérite CNRS ; Catherine Lévy, sociologue CNRS ; Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien professeur émérite Université de Nice ; Daniel Lindenberg, essayiste et historien ; Vincent Lowy, professeur Université de Lorraine, directeur de l’Institut européen de cinéma & d’audiovisuel ; Gérard Maarek, urbaniste retraité ; Gilles Manceron, historien ; Elise Marienstras, professeur émérite de l’histoire des États-Unis Université Paris Diderot ; Sophie Mazas, avocate ; Fabienne Messica, sociologue ; Gilbert Meynier, historien professeur émérite Université Nancy II ; Laurent Mucchielli, sociologue directeur de recherche CNRS ; François Nadiras, militant LDH-Toulon ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Emmanuel Naquet, professeur et historien ; Michelle Perrot, historienne ; Bernard Ravenel, historien ; Vincent Rebérioux, délégué LDH Proche-Orient ; Michèle Riot-Sarcey, professeur émérite histoire contemporaine et histoire du genre Université Paris 8-Saint-Denis ; Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste ; Abraham Ségal, documentariste ; Bernard Stiegler, philosophe ; Jacques Testart, biologiste ; Michel Tubiana, président de EuroMed Droits ; Sylviane de Wangen, revue Confluences Méditerranée ; Bernard Wolfer, président du Cercle Condorcet de Paris.

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