Voir le film documentaire « Pas en mon nom ! » de Daniel Kupferstein

Plusieurs projections au cinéma le St André des Arts de Paris 

Adresse : 30 rue Saint-André-des-Arts – Paris 6ème.- Métro St Michel. 

du 19 mai jusqu’au 24 mai + les mardis 1er juin et 8 juin 2021.

Projections à 13H et débat à 14H40.

 LES DATES DES DÉBATS

Mercredi 19 mai Débat avec Pascal Lederer (Une Autre voix juive – UAVJ)

Jeudi 20 mai Débat avec Bernard Ravenel (Association France Palestine Solidarité et collectif Trop, c’est trop !)

Vendredi 21 mai Débat avec Rony Brauman (ancien président de Médecins sans frontière et personnage du film)

Samedi 22 mai décembre. Débat avec Karen Akoka (sociologue et personnage du film)

Dimanche 23 mai Débat avec Gilles Manceron (Ligue des Droit de l’Homme et collectif Trop, c’est trop !)

Lundi 24 mai Débat avec Bernard Bloch (metteur en scène et personnage du film)

Mardi 1er juin Débat avec Claude Sarcey (Union Juive pour la Résistance et l’entraide – UJRE) 

Mardi 8 juin Débat avec Pierre Mairat (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuple – MRAP)

Et il y a aura une autre projection le soir (dans ce même cinéma) le 24 juin à 20H30

Résumé du film : Très souvent, en France, lorsque les conflits reprennent au Proche-Orient, les personnes d’origine juive sont appelées à soutenir inconditionnellement l’État d’Israël. Pourtant, un certain nombre d’entre elles, comme moi, refusent de s’enfermer dans cette assignation communautaire, tout en craignant le développement de l’antisémitisme. C’est pourquoi, je suis allé à leur rencontre…

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Pour l’égalité et les libertés démocratiques de tous les citoyens en Israël

Pour soutenir les ONG de défense des droits de l’homme,
Pour l’égalité et les libertés démocratiques de tous les citoyens en Israël

Une réunion de solidarité est en préparation le 17 juin après-midi au Sénat

Le résultat des élections législatives du 9 avril en Israël laisse présager une aggravation de la politique de colonisation continue de la Palestine et la poursuite des atteintes à l’égalité et aux libertés démocratiques des Palestiniens citoyens d’Israël. 

Colloque organisé par l’iReMMO, la Ligue des droits de l’homme et
le Collectif « Trop, c’est trop ! »
Robert Kissous, Gilles Manceron, Bernard Ravenel, Dominique Vidal et Michel Tubiana
Ouverture par Esther Benbassa, sénatrice de Paris (EELV), directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études.

Programme provisoire :

Première table-ronde
La parole aux ONG

Hagal El-Ad, directeur exécutif de B’Tselem
Sawsan Zaher, directrice générale adjointe de Adalah 
Yehuda Shaul, fondateur et codirecteur de Breaking the silence

Seconde table-ronde
La parole aux intellectuels et aux artistes

 • Avi Moghrabi, réalisateur
• Anat Matar, philosophe, maîtresse de conférence à l’université de Tel-Aviv 
• Gideon Levy, journaliste
• une personnalité intellectuelle palestinienne citoyenne d’Israël 

Merci de nous aider à compléter le financement de cette rencontre et à soutenir les ONG de défense des droits de l’homme en nous adressant votre soutien à : 

https://www.helloasso.com/associations/ligue-des-droits-de-l-homme/collectes/trop-c-est-trop

Le programme définitif et les modalités d’inscription seront adressées prochainement aux inscrits à la Lettre d’information de « Trop, c’est trop ! ». Pour les recevoir, n’oubliez pas de vous inscrire.

Le Collectif « Trop, c’est trop ! »
trop-cest-trop.fr 

Pour soutenir les initiatives de « Trop c’est trop ! » : 

http://www.occupationpasdaccord.eu/fr

http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr

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Solidarité avec les manifestations pacifiques à Gaza. Mobilisation contre la « loi de l’Etat nation » en Israël.

Sont regroupés sur notre site un certain nombre de documents traitant de cette information :

 

  • Un article de Bernard Ravenel sur cette nouvelle stratégie de résistance populaire et pacifique des Palestiniens et sa violente répression [Lien],

 

 

 

  • Intervention, du directeur exécutif de l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, Hgaï El-Ad devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies du 18 octobre 2018 [Lien].
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Pour l’égalité de tous les citoyens en Israël

Pour l’égalité de tous les citoyens en Israël

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant Israël comme Etat-nation du peuple juif.

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême-droite israélienne. En une douzaine de points :

  •  elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
  •  elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
  • elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
  • elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie.

C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la Déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel Etat « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité.

Autant de violations des fondements d’un Etat démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non-juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi Etat-nation.

En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger :

  • l’abolition de cette loi inique ;
  • l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
  • que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.

A l’initiative de :

Robert Kissous, économiste ; Gilles Manceron, historien ; Bernard Ravenel, historien ; Michel Tubiana, avocat ; Dominique Vidal, journaliste et historien

 

Premiers signataires :

Wadih Al-Asmar, président du réseau Euromed droits ; Gadi Algazi, historien, Tel Aviv ; Arié Alimi, avocat ; Tauba Alman, membre du Bureau de l’UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) ; JeanChristophe Attias, universitaire ; Bertrand Badie, professeur émérite ; Esther Benbassa, directrice de recherches ; Pierre Barbancey, grand reporter ; Françoise Basch, professeur émérite ; Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH ; Sophie Bessis, historienne ; Bernard Bloch, écrivain, metteur en scène et comédien ; Rony Brauman, ex-président de MSF, enseignant, essayiste ; Barbara Cassin, philosophe ; Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire ; JeanPaul Chagnollaud, professeur émérite des universités ; Denis Charbit, universitaire (Israël) ; Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique ; Alice Cherki, psychiatre et essayiste ; Dimitris Christopoulos, président de la FIDH ; Martine Cohen, sociologue émérite au CNRS ; Sylvain Cypel, journaliste ; Michel Dreyfus, historien; Jean-Pierre Dubois, professeur d’université ; Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH ; Dominique Eddé, écrivaine ; Bernard Frederick, journaliste, rédacteur en chef de la Presse nouvelle magazine (PNM) ; Jean Giard, ancien député ; Mohammed Harbi, historien ; Christiane Hessel ; Marcel Hipszman, retraité ; Eva Illouz, directrice d’études EHESS ; Kamel Jendoubi, ancien ministre, ancien président d’Euromed droits ; Daniel Kupferstein, réalisateur ; Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité ; Henri Leclerc, avocat ; Pascal Lederer, co-animateur d’Une Autre Voix Juive ; Catherine Lévy, sociologue du travail ; Jacques Lewkowicz, président de l’UJRE ; Danièle Lochak, universitaire ; Michael Löwy, directeur de recherches émérite ; Gérard Maarek, urbaniste retraité ; Gustave Massiah, ingénieur et économiste ; Fabienne Messica, sociologue ; JeanLuc Nancy, professeur émérite ; Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue ; Gilles Perrault, écrivain ; Catherine Sackur, écrivaine ; Jean Louis Sackur, metteur en scène ; Marc Sackur, retraité de l’Éducation nationale ; Malik Salemkour, président de la LDH ; Abraham Ségal, cinéaste documentariste ; Denis Sieffert, journaliste ; Bernard Stiegler, philosophe ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH ; Jacques Testart, biologiste et essayiste ; Enzo Traverso, historien ; Robert Zimmerman, éditeur

 

Pour signer l’appel en ligne :  http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr#

Contact : pouregalitecitoyensisrael@gmail.com

 

Il a été publié mardi 16/10 au soir sur le site du journal Libération et mercredi 17/10 dans le quotidien l’Humanité et sur Médiapart.

https://www.liberation.fr/debats/2018/10/16/pour-l-egalite-de-tous-les-citoyens-en-israel_1685513


https://www.humanite.fr/appel-pour-legalite-de-tous-les-citoyens-en-israel-662313

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/171018/appel-pour-legalite-de-tous-les-citoyens-en-israel

Il peut être signé en ligne  http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr#

N’hésitez pas à le relayer à vos contacts

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Israël fête ses 70 ans, et après ?

15 mai 2018

Soixante-dix ans après la création de l’Etat d’Israël, diverses personnalités appellent l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’Etat de Palestine. 

Israël fête ses 70 ans d’existence. Sa proclamation en 1948 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale marquée par le génocide des Juifs d’Europe, a été accueillie dans le monde comme un refuge pour les survivants et comme un espoir. En même temps, elle a dépossédé les Palestiniens d’une partie importante de leur pays et représenté pour eux une catastrophe, la Naqba. 70 ans plus tard, l’Etat d’Israël est une réalité, comme est une réalité le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

Depuis 1948, ces deux réalités s’entrechoquent entraînant du sang et des larmes, entravant l’avenir des peuples de la région et produisant ses effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde. L’occupation et la colonisation poursuivie par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières internationalement reconnues aggrave une situation régionale par ailleurs bouleversée par de nombreux conflits et fait peser de lourdes menaces sur la paix mondiale.

Ce qui n’est pas supportable, c’est la négation assumée des droits du peuple palestinien par la force brute de la répression et des armes. S’appropriant les terres, cantonnant les Palestiniens à des territoires de plus en plus réduits, les différents gouvernements israéliens détruisent de plus en plus sûrement tout espoir que deux Etats puissent vivre en paix, côte à côte, avec Jérusalem comme capitale commune. Le résultat de leur politique interroge, certes, sur la possibilité de cette solution. La poursuite continue de la colonisation conduisant à l’installation de quelque 700 000 colons en Cisjordanie a sapé les espoirs suscités par le processus d’Oslo. Mais il est clair que l’hypothèse louable d’un seul Etat ouvert à tous avec les mêmes droits se heurte aux aspirations nationales des deux peuples. L’établissement de deux Etats dans les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, reste, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

Il est illusoire de penser que laisser le gouvernement israélien et l’autorité palestinienne face à face permettrait d’avancer dans cette voie. Seule l’intervention de la communauté internationale permettra de peser sur les deux parties, en particulier sur les autorités israéliennes qui se sentent revêtues de l’impunité que leur confère le soutien indéfectible des Etats-Unis.

C’est donc à l’Union européenne d’agir. L’Europe doit cesser de regarder ce conflit comme une séquelle de ses responsabilités dans le génocide des juifs et de la manière dont y ont été traités les survivants. Ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison, dénoncer sa politique, n’est en rien une manifestation d’antisémitisme. Antisémitisme dont nous combattons les manifestations insupportables qui se produisent partout en Europe.

Nous appelons l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’Etat de Palestine. La France doit agir en ce sens en procédant elle-même à cette reconnaissance sans délai.

Les signataires:

Tewfik Allal, militant associatif,
Jean-Christophe Attias, directeur d’études à l’EPHE,
Bertrand Badie, professeur à l’IEP Paris,
Françoise Basch, universitaire,
Sophie Basch, professeur à Sorbonne Université,
Esther Benbassa, sénatrice EELV, universitaire,
Sophie Bessis, historienne,
Françoise Blum, ingénieure CNRS,
Barbara Cassin, chercheur CNRS,
Mouhieddine Cherbib, militant associatif CRLDH Tunisie,
Alice Cherki, psychanalyste,
Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne,
Michel Deyfus, directeur de recherche au CNRS,
Dominique Guibert, président de l’AEDH,
Jeanne Favret-Saada, ethnologue,
Christiane Hessel, présidente d’honneur de Les Enfants, le Jeu, l’Education,
Alain Joxe, directeur d’études à l’EHESS,
Robert Kissous, militant associatif,
Abdelatif Laabi, écrivain,
Nicole Lapierre, socio-anthropologue, directrice de recherche émérite au CNRS,
Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH,
Jean-Claude Lefort, député honoraire,
Catherine Lévy, sociologue CNRS,
Gilles Manceron, historien,
Michel Mousel, militant politique,
Fabienne Messica, sociologue,
Bernard Ravenel, historien,
Vincent Rebérioux, LDH,
Malik Salemkour, président de la LDH,
Maurice Sartre, professeur émérite d’histoire ancienne,
Abraham Ségal, documentariste,
Denis Sieffert, journaliste,
Taoufiq Tahani, universitaire, président d’honneur de l’AFPS,
Athéna Tsingarida, professeure à l’Université libre de Bruxelles,
Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH,
Marie-Christine Vergiat, députée européenne,
Georges Vigarello, EHESS,
Sylviane de Wangen, comité de rédaction de Confluences Méditerranée.

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